Question :

Bonjour Laurent,

Je vous remercie de l’aide que vous nous apportez à travers les cours gratuits que vous nous donnez.

Je ne vais pas rester là à faire une rédaction, mais plutôt je vous explique mon problème, et je serai ravi de pouvoir compter sur vous ainsi que sur toute personne qui verra mon message. Je ne comprends pas pourquoi je ne parviens pas à être heureuse avec un homme, au moment ou je pense m’être casé, c’est en ce moment que surgissent les problèmes. Je voulais recevoir quelques conseils de vous pour trouver une solution à ce phénomène.

Merci

Fatou.

Réponse :

Bonjour Fatou,

Nous faisons tous l’erreur de confier notre bonheur dans quelque chose d’extérieur à nous. Cela peut être un travail, de l’argent, une voiture ou un être aimé. Nous pensons que quand nous aurons obtenu ceci ou cela, nous serons heureux et épanouis.

Combien de fois ai-je fait cette erreur ? Et combien de fois il a fallu que je la fasse pour comprendre toujours la même chose : rien de ce qui est extérieur ne peut me rendre heureux durablement.

Lorsque je dis : je veux cette jolie voiture et que j’imagine que cela va me rendre heureux, je déclare que le bonheur ne vient pas de moi, mais de la voiture en question. Je déclare en même temps que je suis dépendant d’autre chose et je me mets même en situation de victime. Car si je n’ai pas l’argent pour acheter la voiture, alors, je deviens une victime d’une société qui ne me donne pas la possibilité d’être heureux, etc etc.

Pour un couple, c’est pareil, nous pensons que c’est l’autre qui va nous apporter paix, stabilité et joie. Alors que la plupart du temps (pour ainsi dire tout le temps), cette personne devient un miroir de nous-mêmes et se met à cristalliser toutes nos angoisses, nos peurs et nos blessures non cicatrisées.

Donc, si tu ne peux pas être heureuse, c’est que tu déclares quelque chose en toi qui t’en empêches de l’être, en tout cas en apparence. Peut-être pour te protéger de quelque chose..Peut-être parce que tu as demandé à atteindre quelque chose qui t’obliges à prendre conscience de nouvelles idées, de nouvelle façon de voir la vie. En tout cas, remercie, car ce que tu es en train de vivre, car c’est un cadeau qui va te permettre d’aller voir à l’intérieur de toi pour te connaitre mieux et atteindre ce que tu désires au plus profond de toi même.

Le monde, la perception que nous en avons est un miroir de nous-mêmes. Et c’est encore plus vrai et plus fort au sein du couple. Voici ci-dessous un texte que j’avais écrit lors d’une séparation de ma compagne de l’époque. Je pense qu’elle peut t’aider à y voir plus clair.

Amicalement,

Laurent

Le monde est un miroir.

Un miroir de nos propres projections mentales. De notre propre vision du monde. Hors, ce monde est façonnés en fonction de nos perceptions dont le filtre principal est la peur.

Mais quelle est cette peur ? De quoi avons-nous peur ?

Je comprends aujourd’hui que je sujet de la peur n’est pas le sujet. Ce n’est pas le problème. La peur peut se cristalliser sur n’importe quoi qui se présente à elle. Elle se projette toujours sur quelque chose d’extérieur. Ainsi l’extérieur n’est qu’un miroir à une ou plusieurs facettes. Car je me suis rendu compte dans mon expérience que la peur pouvait aussi bien se cristalliser sur un objet ou une personne que sur une multitude d’objets ou de personne. En fonction des événements, des moments de vie, le sujet de la peur va d’un ou de plusieurs sujets à d’autres. Et on se rend compte que le sujet peut aussi bien être une expérience qu’une pensée. Peu importe, la peur se met là où elle peut être. Là où on la laisse entrer.

L’autre est mon miroir : mon expérience

Dans mon expérience, je vivais seul et assez souvent stressé par différents moments de mon quotidien. J’avais souvent peur de rater mes projets, du regard des autres sur mes projets, peur du regard des autres sur ma réussite ou mes échecs. Peur de en contrer quelqu’un et de me faire trahir. Peur du mensonge. Peur d’être seule, exclu. Peur d’être désocialisé, à côté de la plaque. Peur du ridicule. Peur du manque d’argent. Cette peur était d’ailleurs très souvent liée au manque.

Et puis j’ai rencontré quelqu’un et avec cette rencontre, beaucoup de ces peurs sont parties. Je me sentais plus confiant. Moins seule. Plus soutenu. Je me sentais aussi plus comble affectivement, je ressentais une présence.

Mais nous nous disputions beaucoup. De terribles disputes mêmes que je vivais très mal. J’ai avais beaucoup de mal à m’en remettre j’avais très peur de la prochaine dispute. Je n’habitais pas avec ma compagne. Habiter avec elle me faisait peur, car j’avais peur de vivre sans cesse dans le conflit. Je redoutais les moments où nous devions nous voir, car j’avais peur que nous discutions des heures à régler une infinité de problèmes que nous étions censés avoir. Peur de devoir y trouver des solutions et peur des conflits parfois violents ou cela pouvaient nous mener.

Disparition et réapparition de la peur

Et pis nous nous sommes séparés. Avec cette séparation est bien sûr partie la peur du conflit que j’avais en permanence avec ma compagne. Mes autres peurs avaient disparu le temps que j’étais avec elle, car toute la peur se catalysait sur la relation conflictuelle que nous avions.Ma compagne d’un certain côté m’avaient libéré de plusieurs peurs et en même temps elles l’avaient cristallisé au cœur même de la forme de notre relation.

Peu importe l’analyse exacte de ce qui s’est passé. Ce qui est important de comprendre, c’est que la peur se place et se déplace là où on lui laisse la place d’entrer. Pire encore, tant que la peur n’est pas traitée uniquement en tant que peur, elle trouvera toujours une faille ou même en inventera une par la production de pensée dans votre mental pour pouvoir s’exprimer. Vous aurez beau traiter le sujet de votre peur, vote mental continuera indéfiniment à créer de nouveaux sujets pour donner à votre peur du grain à moudre. C’est sans fin. En vous attachant au sujet de votre peur, vous ne trouverez jamais la paix.

Vote monde sera toujours un reflet de votre peur. Et ce que vous verrez à l’extérieur comme étant la cause de celle-ci sera toujours un mensonge à vous même. Celui de croire que c’est l’extérieur qui est responsable de cette peur. Dans mon histoire, la peur était auparavant cristallisée sur plusieurs miroirs : peur de manquer, peur de réussir, peur du regard des autres. Puis avé la rencontre avec ma compagne, elle s’est cristallisé en un seul miroir : la peur du conflit dans notre relation.

Lorsque nous nous sommes quittés, j’ai été soulagé de quitter cette peur. Mais j’ai très vite retrouvé mes vieux amis de peur. Mes petits miroirs que j’avais laissés de côté. Je me suis à nouveau tourné vers eux et la peur s’est à nouveau reflétée dans la peur de manquer , la peur du regard des autres, bref là ou elle a pu s’engouffrer.

Il n’y a à pas d’autre. Il n’y a que des miroirs.

Il n’y a que nous et notre propre reflet qui s’exprime sur les autres, les événements, bref, notre expérience. Si notre vibration est la peur, alors la peur trouvera dans une ou des expériences un endroit où se refléter. Elle ne se reflétera pas forcément partout. Elle peut laisser des pans entiers de notre expérience dénuée de toute peur. Mais dès qu’on lui enlèvera un support, elle ne mettra pas longtemps à en retrouver un autre pour se répandre et vous faire vivre la peur dans votre expérience.

Notre combat contre la peur n’est donc pas le sujet de cette peur, mais la peur elle-même. Nous devons aller voir ce qu’est réellement cette peur. Sa racine, comment elle prend naissance, comment elle se forme, si elle a raison d’être, à quoi elle sert réellement. Qu’est ce qu’elle nous amène à faire ou ne pas faire. Car nous mettons en place cette peur parce qu’elle nous sert ou nous dessers sur un sujet. Mais dans les deux cas, cela nous arrange même si toutes les apparences semblent montrer le contraire.

La question n’est pas « pourquoi j’ai peur de cela », mais « à quoi cela me sert d’avoir peur ? » ou encore « de quoi la peur me protège-t-elle » ou encore « qu’est-ce que cette peur me pousse à faire ou m’empêche de faire » et ensuite, vérifiez si cette peur est justifiée ou pas, regardez qu’elle est sa réalité, sa nature ? Pour cela, il suffit d’aller s’y frotter, d’aller la rencontrer. C’est toute une démarche passionnante et pas si difficile que ça.

Vous pouvez apprendre tout cela dans ma formation ici.

On ne se libère que de ce que l’on connait.