D’où viennent nos pensées ?

mécanique des penséesNous avons tous des moments dans nos journées ou nos pensées nous assaillent. La plupart du temps elles semblent surgir de nulle part et s’imposer à nous. Nous pensons que ces pensées c’est nous alors qu’en fait elles sont produites par notre cerveau qui les produit de manière automatique.

Conditionné depuis notre plus tendre enfance, notre cerveau s’est habitué à réagir d’une certaine manière en fonction de notre passé, de notre histoire, de nos expériences et de ce que l’on nous a enseigné. Tout cela a conditionné notre cerveau qui a appris non seulement une manière de réagir face à certaines situations, mais aussi à penser.

Ainsi lorsqu’un phénomène se présente, notre cerveau va chercher la réponse aussi bien émotionnellement qu’« intellectuellement » dans ce qui l’a appris.

Le bien et le mal

Notre monde des pensées est une sorte de dictature intellectuelle ou l’on nous dit ce qui est bien ou mal. Pour chacun de nous, Il y a une bonne façon et une mauvaise façon de penser. Nous sommes conditionnés par nos parents, les médias, la politique, les événements historiques à penser d’une certaine façon.

Tout cela pour dire que nos pensées ne nous appartiennent pas. Elles sont issues d’une construction et sont pratiquement automatiques. Ce sont concrètement des pulsions électriques qui sont hors de contrôle tant que nous continuons de croire qu’elles sont nous et que donc nous les nourrissons.

Mais comment alors être libre de ses pensées ?

Prendre tout d’abord conscience du mécanisme. 

libre de ses penséesC’est à dire de tout ce que je viens d’écrire jusqu’à maintenant. Nos pensées ne sont pas nous, elles sont une construction qui dépendent de notre environnement. Et si nous étions nés ailleurs ou un autre jour, nos pensées seraient différentes ce qui ne nous empêcherait toujours pas d’être nous même.

Nous ne sommes pas obligés de croire à nos pensées :

Lorsque vous donnez de la crédibilité à vos pensées, vous vous divisez. Vous n’êtes plus vous, vous êtes vos pensées. Vous vivez votre monde de pensées, mais vous ne vivez pas le présent. Vous avez le choix d’adhérer ou pas à vos pensées, d’y croire ou pas. Personnellement, je ne fais aucune concession à mes pensées. J’ai remarqué que chaque fois qu’une pensée se produit, elle me divise. Elle m’amène ailleurs, me fait croire des choses qui le lendemain ne me paraissent plus vraies. Un jour une chose est vraie, un autre jour, elle ne l’est plus. Et c’est bien normal, puisque ce ne sont que des impulsions électriques qui réagissent en fonction de mon environnement. Les pensées ne sont donc pas stables, elles sont changeantes et n’ont pas de consistance propre, définitive, immuable. Comment alors leur donner du crédit ?

À partir du moment ou vous acceptez de ne plus croire vos pensées quelle qu’elles soient, vous n’empêchez pas qu’elles se produisent, mais vous devenez libre de vos pensées.

Alors vous allez me dire, mais comment vivre sans pensées ? Nous avons besoin d’elles pour nous construire, nous élaborer, etc. ?

NON, nous n’avons pas besoin d’elles pour cela. Nous avons juste besoin d’elles pour nous organiser dans notre journée, dans le temps. Pour le reste, détaché de vos pensées, vous êtes enfin vous et vous ne vous laissez plus mener par le bout du nez par vos pensées. Elles ne vous divisent plus. Elles ne séparent plus. Vous êtes alors libre de bénéficier de ce que vous offrent votre journée, votre expérience ici et maintenant.

Vivre l’expérience sans pensées

détaché de ses penséeCe n’est pas explicable par des mots. Il faut le vivre. Faite tout simplement l’expérience de vivre une journée en rejetant ou plutôt en mettant en doute toutes vos pensées. Chaque fois qu’une idée, un concept, des mots, des phrases se baladent dans votre tête, n’y adhérez pas, n’y croyez pas. Laissez les être et gardez la distance avec vos pensées. Doutez absolument de toutes les pensées qui se produisent.

La difficulté, c’est que certaines pensées sont très attirantes, très séduisantes. Car votre cerveau veut que vous croyiez en lui et il est très malin. Il va donc chercher à vous séduire. Et vous allez trouver très rapidement qu’il a raison et que vous devez le suivre. C’est le piège. C’est là qu’il faut tenir bon et que tel le marin qui doit résister aux chants des sirènes, vous devez résister vous aussi à ces pensées séduisantes. Faites cela au moins une journée et voyez ce qu’il se passe en vous.

L’autre difficulté, c’est de rejeter aussi les pensées qui vous disent, « il faut que je rejette mes pensées, il ne faut pas que j’y croie, etc. », c’est-à-dire ces pensées issues de cet article. Cet article vous invite à une action, et vos pensées vont vouloir prendre le pouvoir sur cette action. Donc vous devez agir, être, mais prendre aussi de la distance avec vos pensées qui vont commenter et vouloir diriger l’opération.

Toutes vos pensées, absolument TOUTES vos pensées doivent être mise en doute, misent de coté, mise à distance même celles qui vous amènent à faire ou commenter cette expérience.

Vous devez dénicher, dénoncer le chercheur qui est en vous. Celui qui veut réussir, celui qui veut arriver à un résultat. En vous détachant de l’idée d’obtenir quelque chose, un résultat, en vous délivrant de toute attente, vous vous donnez le droit de vivre l’instant présent. Ce qui est et rien d’autre. Faites l’expérience, mais n’attendez rien et laissez la vie faire son chemin, donnez-vous le droit d’être surpris et acceptez que rien de ce que vous pouvez penser qu’il vous arrive n’arrivera vraiment.

Soyez confiant, une confiance sans limites. Au moins ce jour.

Car c’est bien vous et non vos pensées qui vont vivre cette expérience.