pensée responsabilitéDes pensées, nous en avons tous les jours.

Parfois nous sommes conscients de leur création et parfois nous avons l’impression qu’elles arrivent de nulle part, qu’elles ne viennent pas de nous.

Mais est-ce possible, une pensée peut-elle ne pas venir de nous ? Ces pensées sont issues d’un mécanisme, d’une habitude que nous avons prise depuis tout petit, une façon de fonctionner que nous avons apprise. En fait, une façon de penser, mais surtout nous avons appris à croire en ces pensées.

Que faire avec nos pensées ? Comment leur enlever leurs puissances, comment leur enlever leur pouvoir ?

Très souvent, nous rejetons ces pensées, nous ne les trouvons pas dignes et pourtant, c’est bien nous qui les produisons alors que nous nous en croyons victime.

En nous positionnant en situation de victime, nous déclarons tout simplement que ce que nous créons n’est pas bien, n’est pas bon, n’est pas digne. Et de cette manière, c’est nous que nous jugeons. Prendre conscience de notre responsabilité quant à la création de nos propres pensées est un bon début vers la maitrise de soi. Car à partir du moment ou nous nous déclarons créateur et non plus victime que nous déclarons aussi que nous pouvons changer les choses. Que nous déclarons que nous avons le pouvoir sur notre vie.

Vous déclarer créateur et responsable peut ne pas vous parler au début. C’est peut-être même un affront pour vous. C’est normal, on vous a appris le contraire toute votre vie. C’est-à-dire que vous êtes une victime. Ce statut de victime ne va pas disparaitre du jour au lendemain. Et c’est donc à partir de ce statut de victime que vous me lisez. Ce n’est pas grave si cette idée n’est pas concevable par votre esprit pour le moment. Acceptez juste de jouer avec cette idée.

On joue avec l’idée :

l’idée que nous sommes entièrement responsables de la perception de notre vie. Que nous sommes plus des victimes de la vie, mais totalement responsables et créateurs.

Une fois notre responsabilité déclarée, nous pouvons voir les choses différemment. Nous ne pouvons pas agir sur nos pensées directement. Il faut bien prendre conscience que lorsqu’une pensée arrive, elle est déjà passée. Nous ne pouvons la changer. Nous pouvons donc dans un premier temps constater cela « tien, cette pensée que j’ai en ce moment fait déjà partie du passé ». Cette attitude nous permet déjà d’accepter plus facilement ces pensées que nous réfutions si souvent. Accepter le moment présent, c’est juste accepter ce qui est en cet instant et qui est déjà passé.

La troisième chose que nous pouvons observer c’est la puissance d’une pensée. Certaines pensées ne nous touche, mais, mais d’autres peuvent nous créer des émotions très forets (colères, tristesse, haine, etc). Comme nous l’avons vu, nous ne pouvons pas annuler une pensée qui est déjà là. Il nous faut donc l’accueillir et l’accepter. Par contre nous pouvons prendre de la distance vis-à-vis de cette pensée. Ce qui fait la force de la pensée, c’est le degré de croyance que nous lui accordons. En regardant la pensée sous un autre angle, on change sa force et son degré de croyance.

Oui, mais comment faire pour se détacher de nos pensées ?

mecanisme de la penséeD’abord, calmez-vous, respirez tranquillement. Puis observez cette pensée et demandez-vous si elle est fausse ou vraie ? Soyez le plus honnête possible pour répondre à cette question. Est-ce que cette pensée est vraiment vraie. Ne répondez pas avec votre tête, pas avec votre morale, pas avec votre raison. Mais avec le coeur, avec amour, avec bienveillance. Soyez juste avec vous et les autres. La réponse peut-être oui ou non. La vraie réponse la plupart du temps est « je ne sais pas ». Et si c’est « je ne sais pas », c’est que votre pensée est donc fausse, ou qu’elle n’est peut-être pas vraie. En tout cas, on ne peut pas lui faire confiance en tant que vérité absolue.

Cet exercice facile à comprendre n’est pas forcement facile à faire au début. Il faut vous entraîner. Car l’égo est puissant, on lui donne beaucoup de pouvoir et il veut des réponses, il veut absolument comprendre. Regardez aussi ces pensées, ces demandes de votre ego et observez avec quelle puissance il veut vous contraindre.

Cultiver la confiance.

Pour vous aider dans votre pratique, je vous conseille en parallèle de cultiver votre confiance. Une petite phrase du style « ok, je vois que cette pensée n’est pas vraie, que je ne sais pas finalement pas de quoi il retourne de cette personne ou de cette situation, mais je fais confiance en la vie. Vous semez, en bon jardinier, le plus souvent possible des graines de confiances pour vous accompagner dans vos tournantes. Et là, le petit truc, c’est qu’une fois que vous avez semé vos graines, vous vous arrêtez de penser. Vous dites stop. Vous ne rajoutez rien, vous laissez votre jardin de confiance pousser tranquillement. Vous faites une pause.

Faire la pause est la première chose à faire devant une pensée. l’idée est de ne pas en rajouter. Ne pas rajouter de la pensée à la pensée.

Pour résumer la pratique :

1/ Vous déclarez votre responsabilité : Vous n’êtes pas une victime, mais le créateur de votre vie et c’est vous qui êtes responsable de ce que vous faites de vos pensées.

2/ Vous accueillez et acceptez vos pensées : Vous prenez conscience qu’une pensée qui arrive fait déjà parti du passé.

3/ Vous observez la puissance de cette pensée : cette puissance, c’est votre force, votre puissance orientée vers une croyance. Cette force est l’attention que vous donnez, l’amour que vous donnez à cette croyance.

4/ Vous vous demandez si cette pensée est vraie ou fausse. Une pensée est toujours un jugement. Ce jugement est-il vrai ou pas ? En donneriez-vous votre main à couper ?

5/ Semez vos graines de confiance en la vie, en vous, en l’univers.

6/ Faites la pause.