La peur n’existe que par elle-même.

Ça y est, je ne vois plus qu’elle. La peur. Juste elle et plus les raisons qui semblent la faire exister. Je vois qu’elle s’accroche à tout ce qu’elle peut rencontrer. Je vois qu’il n’y a aucun sujet à traiter si ce n’est la peur elle-même. Il n’y a pas de problème. Il y a juste la peur, encore la peur et toujours la peur. Elle est la racine de nos maux, de nos guerres et de nos désespoirs. Elle est et se suffit à elle-même. Et lorsque ce que j’ai l’illusion de l’avoir défiée sur un problème, elle court vite se glisser dans un autre.

Le plus grand pas pour se libérer de la peur.

C’est très bien de comprendre cela. Et ta question c’est qu’est-ce que tu vas en faire maintenant ? Que vas-tu faire de cette peur ?

Tu vas la regarder et plus tu la regarderas plus tu l’embrasseras plus tu l’as chérira, plus alors tu la dévoileras. Ton plus gros problème, ce n’est pas la peur, mais la peur de la peur. En ayant peur de la peur, tu ne t’autorises pas à accueillir cette peur. Or, la clé est là.

Le pendant de la peur est la confiance.

Si tu es capable de voir la peur en tant que telle, juste la peur, tu dois aussi voir et accueillir la confiance que tu es. Ait confiance en la peur. Car ta confiance englobe la peur. Ressens cette peur et laisse là être sans comprendre. Rappelle-toi qu’elle n’a aucun pouvoir sauf celui que tu lui donnes. Patiente, reste là, vaque à tes occupations avec elle, tout en sachant que la confiance est ta nature et agit malgré toi, sans ton action, juste par ton choix de lui laisser de l’espace pour irradier ton existence. De la même manière que tu as peur de la peur, tu dois avoir confiance en la confiance.

Voir et vivre la peur sans vouloir changer quoi que ce soit.

Lorsqu’une peur se manifeste, demande-toi si c’est justifié, si c’est vrai.

Parfois il est simple de démonter une peur. Mais parfois, certaines peurs semblent vraiment réelles. On n’y croit ! Que faire alors de cette croyance ? Se poser et voir que c’est un choix entier de notre part d’y croire. Nous décidons de croire.

Cela a deux effets :

1/ nous ne sommes pas une victime puisque nous choisissions.

2/ cela nous montre le caractère non solide, de cette apparente vérité à laquelle nous décidons de croire.

La peur devient optionnelle

À partir de ce moment-là, tu redeviens le créateur de tout. De tes choix de perception. Tu expérimentes de la peur. Tu la ressens, tu la laisses être, tu la vis tout en sachant que c’est un choix. Tu te rends compte alors que de peur est optionnelle. Que cette possibilité n’existe que par le simple choix d’être victime ou pas de tes croyances et de tes idées.